Cols et parcours cyclistes de Jidé

Ballades en Corbières et Roussillon

 
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L’ETAPE DU TOUR MONDOVELO 2010 PAU-LE TOURMALET -18/7/2010 22 juillet, 2010

Classé dans : SPORT CYCLISME — nitouvelociraptor @ 18:47

 

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Bien qu’étant le 18 juillet, les participants à l’Etape du Tour Mondovélo entre Pau et le Tourmalet peuvent attester que c’était le vrai jour de l’Ascension. Jugez du peu : « 181,5 km et 5359 m de dénivelé positif (à mon Garmin) avec trois cols de légende au programme, Marie-Blanque, Le Soulor et le Tourmalet. tm.jpg

Le « bon Dieu » ne voulant pas être en reste, avait sorti ses beaux atours et nous prodiguait d’un ciel bleu et d’un soleil rayonnant de milles feux.


En voyant tout ce monde rassemblés un peu avant sept heures, on peu dire que le Tourmalet fait recette. Nous étions 10 000 au départ et il n’y eu qu’un seul vainqueur au sommet : « l’ancien professionnel du Team Ekoï Jean Christophe CURRIT, en 06 heures ».


Pour ma part, faisant mien le vieil adage « qui veut voyager loin, ménage sa monture », je décidais de quitter la ville royale au petit trot.

Ainsi, dès les premiers kilomètres, je voyais passer des « tgv multicolores » fonçant tout droit vers l’enfer ; parmi eux les randonneurs narbonnais pressés semble t’il d’en finir.

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Mais avant d’atteindre le boyau d’Oloron, il fallait escalader une côte de 4ème catégorie et une multitude de « talus » insidieux et usants. C’est d’ailleurs dans cette portion que je retrouvais mes camarades audois, un peu moins décidés d’en découdre.

Et c’est ainsi qu’au bout d’un peu plus de 50 km à travers les coteaux béarnais que  nous attendait en entrée de notre copieux menu du jour le col de Marie-Blanque. Mais, pas de crainte, je savais à quoi m’attendre pour y être passé au mois de juin et dans le froid et sous la pluie. C’est donc sereinement que je gobais les quatre kilomètres à plus de 10% et passais au sommet avec sérénité.


Suivait la descente vers la vallée de l’Ouzom, faite sans précipitation et qui permettait de voir des rassemblements de cyclistes. De quoi y trouver son bonheur et aborder en bonne compagnie le plat de résistance de la journée, le col du Soulor (12km à 7,9% de moyenne en arrivant à Ferrière). tm3.jpg

De ce côté, je ne l’avais jamais escaladé et j’ai sans nul doute sous-estimé le pouvoir d’érosion de cette montée aux multiples escaliers qui d’étage en étage mène à plus de 1400m. Aussi, c’est l’indigestion qui m’attendait, les premières pentes et les premiers lacets furent désastreux. Scotché à la route, rejoint, dépassé, le coup de pédale se faisait de plus en plus lourd à l’image de l’environnement ambiant. Doutant de mes capacités, présumant mes faiblesses, je décidais de monter à ma main sans m’occuper du reste. Enfin, pas des panoramas grandioses qui s’ouvraient à moi. Et la vue du cirque de l’Aubisque absorbait finalement mes doutes me permettant de retrouver certaines sensations à l’approche du sommet. Et de deux.

Restait à descendre, jusqu’à Argelès Gazost et à bien se restaurer au dernier ravitaillement avant de remonter la vallée vers Luz et aborder la montée finale. Et quel final « 19km à 7,9% de moyenne » ; on n’a pas ça dans les Corbières.

tm4.jpg Le tout avec un goudron suintant, le même soleil de plomb, pas d’ombre, les kilomètres accumulés et les pentes terribles du Tourmalet, en guise de dessert. Un morceau d’anthologie.

Contrairement au Soulor, je n’ai pas eu de baisse de régime et j’ai réussi à maintenir un rythme, peu soutenu il est vrai, mais suffisant pour me permettre de repasser pas mal de concurrents. Il faut dire que cette dernière portion a été cruelle pour bon nombre d’entre eux, recherchant sans cesse un peu de fraicheur, de l’eau et quelques instants de répit.


Le dernier ravitaillement pris, les neuf derniers kilomètres furent un moment très fort. Dans cette nature aride, désolée et navrante, aux flancs imberbes et aux lacets éternels, j’avançais mètre par mètre, au milieu des encouragements. Que de monde, tente, mobil-home, calicots, cloches, vuvuzellas, cris et un sommet envahit par une foule d’arrivée d’étape de Tour de France. Des frissons m’envahissent, oublié les défaillances, le soleil torride, ne reste plus que cette ligne d’arrivée étincelante et l’impression d’avoir accompli une tâche surhumaine. Temps net 09h00’00  (faut le faire) d’effort et une 2777ème place. 

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Reste maintenant, les souvenirs. Les paysages somptueux, la succession des grands cols  qui transforme les cyclistes en cordée alpine (plutôt pyrénéenne) à l’infini. Dessus, dessous, chenille multicolore qui progresse vers un seul but, celui des sommets olympiens. Chacun se charge de prestige à la recherche d’un moment éphémère où au son des bips finaux la chenille, passe de chrysalide à papillon. Le cycliste y devient un demi-dieu, différents des mortels, de ceux qui l’acclament de l’autre côté des barrières.

Un grande ivresse et un grand de bonheur en haut de ce grand col des « tourments ».

Au final, même si je n’étais pas au top, ce fut une étape fantastique un grand chantier, une belle organisation sur une route sécurisée, privatisée et beaucoup de bénévoles et de public au service des coureurs.

Vivement l’étape 2011.

 

 

 
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LA MONTEE DU COL DE JAU 8 juillet, 2010

Classé dans : SPORT CYCLISME — nitouvelociraptor @ 21:36

Un parcours de 58 km avec 1400m de dénivelé positif.

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Le col de Jau est un col qui culmine à 1506m et donc l’un des plus hauts du coin. C’est un col ou Le Tour de France est déjà passé et Christophe Moreau y a même abandonné dans la douzième étape du tour 2001.

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Personnellement, il me sert chaque année d’étalonnage avant l’étape du Tour. Et cette année j’y étais bien.

C’est donc un aller retour ; on monte en haut du col et on redescend.

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On passe au pied du village d’Eus pour continuer vers Catllar. Dans ce bourg il faut ensuite prendre à droite vers Molligt les Bains. Comme on peut le voir sur le profil cela monte dès le départ.

Après avoir traversé les Thermes de Molligt, il faut continuer vers Mosset et le col de Jau. Les pentes ne sont pas encore rudes. Vous traversez donc Mosset vers Axat et le col de Jau.

tour.jpgQuelques kilomètres plus loin vous allez arriver sous la Tour Mascara ; il reste environ 11km et c’est là que la pente va se durcir pour garder une moyenne aux alentours de 7% jusqu’en haut.

Après avoir passé un enchaînement de lacets, bien visibles lorsque vous y arrivez, vous allez pénétrer dans une zone forestière bien ombragée pour les trois derniers kilomètres.

Arrivé au sommet, il ne vous restera plus qu’à redescendre en faisant le chemin inverse.

La route est assez bonne, parfois étroite, mais il y a peu de circulation.

Les paysages sont somptueux et variés. Comptez environ 2h45’ pour la sortie, sans trop forcer.

 http://www.openrunner.com/index.php?id=627397

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LE PETIT PARCOURS (FITOU-FEUILLA-St JEAN DE BARROU) 6 juillet, 2010

Classé dans : SPORT CYCLISME — nitouvelociraptor @ 18:29

 

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Deux cols sur 42 kilomètres et 765m de dénivelé positif

C’est mon parcours de référence. Je le fais surtout en hiver où aux beaux jours lorsque je n’ai pas trop de temps. Il reste assez tonique et nécessite d’être en forme surtout si il y a vent du nord.

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Le départ se fait des Cabanes de Fitou par l’ancienne nationale 9 en direction de Narbonne. C’est une portion plane qui évite de se mettre dans le rouge d’entrée ; le problème reste la circulation parfois importante, surtout en été.

Au bout de 4 km prendre la direction de Caves, à droite puis à gauche en passant sur le pont. Vous vous retrouvez sur une route plus calme et plate jusqu’au village. Vous traversez le bourg vers Treilles et dès le passage de l’autoroute franchi vous commencez à grimper jusqu’au village. Ensuite direction Feuilla et après une petite descente vous regrimpez ; la côte de Feuilla qui peut s’avérer difficile en cas de vent du nord, surtout en haut (les paysages sont très beaux).

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Après la descente prendre en direction de Durban pour remonter et passer en haut du col de feuilla. Vous descendez encore et 1,5km plus bas vous virez à droite vers Fraisse des Corbières. En arrivant au village à gauche et encore à gauche vers St Jean de Barrou. Arrivé à l’embranchement avec la coopérative de St Jean, tournez à gauche vers St Jean de Barrou. Dans le village prenez encore à gauche pour revenir vers Feuilla. Après 2 km vous arrivez au pied de la descente du col de Feuilla, mais en sens inverse.

Se suivent la montée de ce col, puis celle de la côte de Feuilla. En bas de cette dernière après le pont prendre à droite direction Fitou. Ca remonte à nouveau vers le haut du Souleilla, puis après une petite descente s’en suit un long faux plat pour passer au col du Pré et plonger vers le village de Fitou et ensuite retour aux Cabanes de Fitou.

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http://www.openrunner.com/index.php?id=601050

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LA QUEBRANTAHUESOS (Espagne) 4 juillet, 2010

Classé dans : Non classé — nitouvelociraptor @ 20:29

SABINANIGO (Espagne), le samedi 19 juin 2010 à 7h29

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Sur la ligne de départ flotte (pas celle qui nous attend un peu plus loin) une impatience matinale où chaque groupe arbore son oriflamme.

L’escadrille des « Je porte un casque.com » est présente sur la première ligne. Unis, tels des jumeaux, par leurs rêves partagés et un même maillot, ils savourent ces quelques instants de bonheurs qui présagent des moments plus douloureux. Ils le savent et regroupés tels les sept samouraïs, ils s’apprêtent à ferrailler des manivelles. Car guerrier, il faudra l’être pour venir à bout de la QUEBRANTAHUESOS et de ses 205 km de pèlerinage à travers les Pyrénées espagnoles et françaises.

7h30

En fait de décollage (escadrille oblige), dès le coup de canon, le climat est à l’assaut, à l’estocade devrais-je dire. Les premiers kilomètres se font à une vitesse qui hallucine le regard des spectateurs.

Et bien sûr, dès les premiers hectomètres, notre « poulet » (Yves), soucieux de montrer nos couleurs, gratifie le peloton d’une figure de style digne d’un grand prix moto, guidonnage à l’appui. Mais avec une certaine maîtrise (non dissimulée !!!) et après un arrêt d’urgence pour une réparation éclair, il rejoindra toujours avec le même brio l’assemblée. Il est à regretter qu’il n’ait pas eu les applaudissements qu’il méritait.

 

C’est au bout de 40 bornes, et en moins d’une heure que nous abordons le col du Sompor, première tranche de haute montagne de la journée. C’est aussi ce moment que choisit une compagne non désirée pour se joindre à nous : « la pluie froide et pénétrante » ; elle fera preuve d’une fidélité irritante.

somport.jpgDès le début, le Somport se montre être un col au goût de bouchon ; bouchons de cyclistes pelotonnés à l’image des spectateurs sous leurs parapluies. C’est ici aussi que les JP1C se dispersent ; chacun décide de mener sa vie comme il le souhaite, s’exprimant au gré des caprices de la pente, même si certains à l’esprit plus chevaleresque, dans un bel élan de compassion, feront cause commune.

Ce col tue lentement, les grimpeurs le gravissent disséminés, ils se dispersent sur toute son étendue qu’ils animent d’un mouvement de gestes saccadés qui enchante une foule et la fait s’exalter au son des :  « animo, animo, animo… »

Plus loin, le grimpeur, excepté s’il est piqué par une guêpe (chose peu probable en ce jour arrosé), continue sa migration trop lente au grand dam de spectateurs qui l’incitent à accélérer au son des : « venga, venga, venga… »

Enfin, dans le brouillard dégoulinant apparaît un porche, c’est le sommet. En haut défilent les cyclistes par petit groupes continus, soudés coude à coude dans des moments très forts ou calvaire et apothéose se confondent.

Il faut maintenant aborder l’autre versant, la vallée d’Aspe, par un temps à ne pas mettre un ours dehors, dans la froideur et les périls d’une descente où la route devient cataracte et rigole. Cinquante kilomètres où tous les efforts d’ingéniosité et d’étanchéité resteront impuissants à contenir les flots. Et c’est dans cette ambiance cataclysmique que chaque coureur dans un bel élan de plongée essaye d’harponner la roue de celui qui le précède, formant ainsi des échappées fleuves, et favorisant aussi l’écoulement des flux.

Mais, sournoisement, sans avertissement se présentait l’ennemi public numéro un : « le col de Marie Blanque ». Quatre kilomètres de rampe infernale. Pour beaucoup ce fut la vraie révélation de la journée. Comme l’a si bien écrit Jean de la Fontaine : « ils n’en mourraient pas tous, mais tous étaient frappés ».

Rapidement, le compteur affichait des allures de corbillard entre 7 et 9 km/h (voire moins…). Le dicton qui affirme que « tout homme qui s’élève s’isole », prenait ici toute sa valeur. C’est dans ces pentes abruptes à plus de 13% que le cycliste se retrouve seul, même au milieu des autres ; comme il dit :  « il gère ».

Il dodeline du chef et des épaules, le nez dans le guidon il progresse ; parfois il lève la tête pour mesurer l’immense vide qui le sépare du sommet, mais jamais il ne se retourne. Puis tout à coup, on le voit se redresser, il convertit les rictus de son visage en un sourire des plus radieux, il se met en danseuse et semble avoir retrouvé un coup de pédale des plus aériens. En fait, tout cela pour un bref instant de gloire numérique, car il passe devant les photographes. Dix mètres plus loin, c’est le retour aux affaires courantes de notre charmeur éphémère.

C’est enfin le sommet ou le flot des cyclistes coule goutte à goutte comme une fuite d’eau.

Nous y  retrouvons notre grimpeur qu’un sorte de torpeur semblait avoir accablé ; sans doute la malédiction du pourcentage. Le voilà qui s’arrête et par enchantement, après avoir absorbé un filtre magique sorti d’un mystérieux récipient, il retrouve ses ailes (n’y voyait ici aucune allusion) ; il s’ébranle et part dans une descente vertigineuse en lançant son terrible cri de guerre : « cocoricoooo… ».

C’est la descente vers le dernier col, celui du Portalet. Elle se fait avec précaution et dans le bas lui succède quelques kilomètres de plat qui voient se former de nombreux paquets de cyclistes regroupés tels des moutons de Panurge, recherchant quelque réconfort.

Arrive enfin un panneau annonçant le sommet du col à 29 kilomètres ; puis le suivant à 28 km ; et un autre 27 km ; encore un 26 km et ainsi de suite ; un autre et un autre, encore et encore ; ces panneaux se présentent avec une telle lenteur que l’on a l’impression  que le sommet recule sans cesse.

Bien sûr les pentes y sont moins dures, mais les coureurs y consument leurs dernière énergie, avec gloutonnerie pour certains, sachant que c’est le dernier grand col. Et même si en arrivant au sommet on en a « ras le col », on ne peut s’empêcher d’accélérer au milieu d’une foule nombreuse et parmi les : « animo, venga et autres opa » de plus en plus vigoureux. S’y ajoutent les « campéon » de prestige pour tous ceux qui franchissent la montagne.

quebrantahuesosblog.jpgOuf, c’est la descente vers l’Espagne, la pluie s’arrête et la route devient de plus en plus sèche ; au fond de la vallée on devine un soleil encore timide, mais non moins accueillant.

Les kilomètres défilent sur une belle route jusqu’à ce que l’on soit dévié vers un village aux allures de « Paris Roubaix » avec ses pavés déchaussés ; annonciateur de l’ascension de l’Hoj de Jaca, pour ceux qui l’avaient oubliée.

Un petit col de deuxième classe, deux kilomètres à plus de 8%. Il faut quand même aller le chercher à plus de 1200m ; plein de détours, de rampes, avec un revêtement fissuré qui fait plus penser à une allée de jardin qu’à une route ; une montée très étroite, assez protégée qui donne l’impression de se trouver dans un stade au milieu d’un public vociférant et débordant.

Passé le sommet, il suffit de redescendre pour retrouver la belle route et la plaine qui nous ramène vers une belle victoire et une ligne d’arrivée tant convoitée.

Cette QUEBRANTAHUESOS est une cyclosportive qui n’usurpe pas son nom ; cascadeuse, éreintante, mais exaltante, elle vous brise vraiment les os.

Il faut convenir que ce n’est pas de la petite bière, même si une fois la ligne d’arrivée franchie, s’ouvre devant les coureurs un stand du houblon à l’image de cette course : « monstrueux ». Après s’être fait rincé par le Bon Dieu toute la matinée, il était de bon ton de se faire rincer par un de ses saints ; en l’occurrence la dégustation de San Miguel s’imposait, ravivant autant le palais que l’estomac et le souvenir.

Une superbe organisation, près de 6000 participants et aucun moment d’attente,  pas de couac, tout est rodé et fait pour le cycliste. img1776.jpg

Une très belle aventure qui nous a permis, une fois de plus de hisser haut les couleurs du team dans des maillots certes dégoulinants, mais toujours aussi étincelants :

- Christophe Marizy                             7h29

- Philippe Pallares                                7h32

- Yves Derudet                                   7h35

- Jean-Denis Gely                                7h44

- Christophe Bonzoms                         7h49

- Laurent Devoyon                              8h54

- Patrick Cazillac                                 8h54

 

 

 
 

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